Salon de l’automobile à Genève : l’avenir donne des pales

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Au salon de l’automobile de Genève (8-18 mars), les voitures volantes volent la vedette aux concept-car ultra rapides. Le concept a déjà été étudié par plusieurs ingénieurs mais la « Liberty », véhicule volant présenté en grande pompe cette année, est imaginée avec des pales plutôt que des ailes. Explications.

Paré au décollage

Il ne suffit que de quelques minutes pour que ses pales se déploient et la voiture « Liberty » devient un hélicoptère. Pour la « modique » somme de 300 000 €, vous pourrez vous offrir cet engin du futur et bénéficier d’une autonomie de 500 kilomètres en voiture-hélicoptère à une vitesse de croisière avoisinant les 160 km/h. C’est Robert Dingemanse, fondateur de l’entreprise néerlandaise Pal-V, qui a imaginé cet engin sorti d’un film de science fiction.

Esthétiquement parlant, la Liberty ressemble d’avantage à un hélicoptère plutôt qu’à une voiture : un fuselage allongé , les pales dépliées et un aileron arrière. Elle est équipée de deux moteurs : le premier de 200 chevaux destiné au vol et le second d’une centaine de chevaux qui permet de parcourir plus de 1 000 kilomètres sur les routes. À l’intérieur de l’habitacle, nous sommes clairement dans un cockpit et non dans une voiture. Une large banquette accueillant deux personnes et un tableau de bord incluant tous les instruments nécessaires à la navigation aérienne.

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Airbus aussi sur le marché

L’entreprise Pal-V n’est pas la seule à exposer sa voiture volante au salon de Genève. En effet, Airbus y présente cette année sa seconde version du Pop-Up, un UAM (Urban Mobility Vehicle). La Liberty étant plutôt destinée à une clientèle de particuliers, tandis qu’Airbus y voit une réelle opportunité sur le marché du transport de personnes et envisagerait de créer un service de mobilité en agglomération tel qu’ Uber, mais dans les airs.

Faut-il immatriculer une voiture volante ?

Le concept-car volant présent au salon de Genève possède uniquement une plaque d’immatriculation à l’arrière du véhicule comme pour les deux roues ou les remorques. Cependant, le numéro de l’immatriculation correspond à celui d’un aéronef de type AAA123A et non à celui d’une voiture de type AA-123-AA. La personne aux commandes d’une voiture volante devra donc être titulaire d’une licence de pilote privé et du permis de conduire.

L’équipe de NouvellesPlaques.com

Crédits photos : Pal-V.com

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